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Tout commence en 1905, lorsque Louis Ortiz quitte son Espagne natale pour aller chercher en France de meilleures conditions de travail. Vendeur de crèmes glacées et de marrons, la fortune lui sourit assez pour qu’il amasse un peu d’argent et développe son activité.
Après
la première guerre mondiale, Louis Ortiz vient s’installer
avec les siens à Saint-Dizier, après un périple
dans l’est de la France qui l’a mené à
Ligny-en-Barrois, Troyes, Verdun et Bar-le-Duc.
A partir de 1936, arrive un développement accentué qui accompagne celui des loisirs, comme le cinéma, qui est présent à Saint-Dizier à travers un réseau qui comprend jusqu'à cinq salles. En 1943, l’entreprise familiale devient une société, dont la production augmente avec la demande des soldats américains à la Libération. En 1951, l'entreprise prend le nom qui reste le sien, ainsi que son célèbre logo « l’esquimau ». Le nom Miko viendrait de celui du fox-terrier de l’un des dirigeants. La production connaît un essor considérable et Miko accompagne celui-ci de démarches publicitaires souvent audacieuses.Aujourd’hui Miko est resté sur le lieu des débuts de son succès, avec un site de production dans la zone de Trois-Fontaines à Saint-Dizier.
L'usine produit entre 80 et 85 millions de litres de glace par an. Concernant les suppressions d'emplois: 254 emplois seront supprimés en 2008 dans l'usine Cogesal-Miko appartenant au groupe Unilever à Saint-Dizier. L'annonce a été faite par le directeur de l'usine en comité d'entreprise, qui empute la moitié de sa main d'oeuvre qui est de 490 salariés. Trois lignes de production correspondant aux activités les moins compétitives devraient être arrêtés.Concernant l'usine elle sera complètement réorganisée pour se concentrer sur les segments dont les parts de marchés progressent, c'est-à-dire les coupes automatiques et les bacs à glaces.La taille et les produits que l'usine Miko fabrique ne sont plus adaptés aux marchés français et européen. C'est pour cela que quatre millions d'euros vont être par ailleurs injectés dans l'usine en complément des huit millions investis depuis 2005, ainsi l'entreprise pourra renouer avec la compétitivité.Cette restructuration doit redynamiser les ventes de Miko, confronté à une forte diminution dans le secteur des crèmes glacées en Europe de l'Ouest et plus particulièrement en France.
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